Présentation

Présentation

Je ne suis pas très forte pour les présentations donc ...

Voila, c'est juste une histoire (du style fantastique) que j'ai inventée et qui j'espère va vous plaire ^^
Si vous aimez Twilight, vous aimerez surement cette histoire.

Le titre est:
L'antidote

Bonne lecture et lachez vos com's pour dire se que vous en pensez!!!

Blog perso: misskaulitz466

Un blog où vous pourrez voir quelques dessins que j'ai fait: snoopy466-drawings

ps: les commentaires entre parenthèses sont soit des petites dédicaces à des gens que je connais, soit des commentaires personnels sur les photos ou autre.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 17:37

Modifié le lundi 21 septembre 2009 13:49

Prologue

Prologue

- Putain, c'est pas vrai ! Je l'ai encore manqué ! soufflai-je.

. Cela faisait deux bonnes heures que j'étais en train de chasser et le seul animal que j'avais réussi à dénicher était un cerf qui apparemment avait le don d'éviter toutes mes flèches. Mais je ne voulais pas m'arrêter, ma réserve de nourriture était presque vide, et puis, ce cerf m'avait trop énervée pour que je le laisse partir. Il m'avait lancé un défi. Le défi de l'attraper. Je me lançai donc à sa poursuite, il courait beaucoup trop vite pour mes pauvres jambes, mais je n'abandonnerai pas !

. Au bout de quelques minutes, je le repérai. Il buvait à un ruisseau, l'oreille tendue. Je m'approchai silencieusement, sortis doucement une flèche, la mit sur la corde tendue de mon arc et tira lentement dessus. Quand je la lâchai, elle alla se planter droit dans la jambe avant droite de l'animal qui sursauta, je ne sais trop si c'était par surprise ou par douleur. En tout cas, il ne pourrait plus s'enfuir bien loin. Je pris une deuxième flèche que je lui envoyai dans le flanc droit. Le cerf tomba à terre. Je rangeai mon arc et sortit mon poignard en m'approchant de la bête.

- Ha ! On fait moins le malin maintenant, hein ! me moquai-je, victorieuse.

. J'avais conscience de parler à un cerf, mais j'étais trop heureuse d'être enfin arrivée à l'attraper pour me taire. Je fus bientôt à sa hauteur. Je me plaçai près de sa tête, en faisant attention d'éviter ses gestes brusques et désespérés, mis mon couteau sous la gorge de l'animal et, d'un coup sec, la tranchai. Il faudrait moins d'une minute pour qu'il arrête de gigoter.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 17:52

Modifié le samedi 26 septembre 2009 06:15

Chapitre 1 : La rencontre

Chapitre 1 : La rencontre


. J'étais près de la rivière, je voulais prendre de l'eau car je n'en avais presque plus chez moi. Je me penchai pour remplir mon gros vase quand un bruit dans les fourrées attira mon attention. Je me figeai.
Puis, après quelques secondes, lentement et en faisant le moins de bruit possible, je me retournai pour voir quel en était l'origine. C'est alors que sortit des marécages - qui se trouvaient maintenant derrière moi - une énorme bête qui se jeta sur moi.

. Je me réveillai en criant et trempée de sueur. Ce n'était pas la première fois que je faisais ce cauchemar, il hantait quasi toutes mes nuits depuis bientôt une semaine. J'avais la gorge sèche, mais il fallait d'abord que je reprenne un peu mes esprits.

. Après une minute ou deux, je me levai donc doucement de mon lit, et, en titubant comme une somnambule, me dirigeai vers le gros vase où je stockai mon eau. Je voulu me servir un verre, mais, constatant que le récipient était presque vide, reposai celui-ci sur la table. Il faisait encore nuit, et je n'arriverai pas à me rendormir avant au moins une bonne heure, je décidai donc d'aller le remplir, après tout, la rivière n'était pas si loin de ma petite maison. Je mis une veste, enfilai des chaussures et sortis.

. En arrivant à la rivière, j'eus une impression de déjà vu. Me rappelant ce qui avait provoqué mon réveil, je me figeai, essayant de ne pas céder à la panique. Après plusieurs secondes, je m'efforçai de rechercher les similitudes entre ce que je vivais et mon abominable rêve. Durant mon rêve, ça se passait lorsque le soleil s'était déjà couché et qu'il faisait noir. Merde ! Ca faisait un premier point commun.

« C'est pas vrai, tu deviens parano, ma pauvre fille ! » pensais-je.

. De toute façon, tant que je n'entendrai pas de bruit, je ne risquerai rien. Je me penchai pour remplir mon vase quand, soudain, derrière moi, une branche craqua. Je me figeai derechef. Me rappelant que j'avais mon poignard dans la poche de ma veste, je le saisi et me relevai doucement, déposant au passage ma cruche sur le sol. Dans mon rêve, la bestiole me sautait dessus en sortant des marécages, il ne fallait donc absolument pas que je me retourne. Je tremblai légèrement, j'avais peur, mais je n'arrivais pas à fuir, mes jambes étaient comme clouées au sol.

. Soudain, une énorme bête surgit, face à moi et se jeta sur moi. J'essayai de me projeter sur le coté pour éviter que cette énorme boule de poil ne tombe sur moi, mais je ne fus pas assez rapide et elle retomba sur mes jambes. La créature était un énorme loup. Ce n'était cependant pas un loup « normal », il était différent, plus gros, avec un poil aussi noir que la nuit et deux affreux yeux jaunes.

. Je n'eus pas le temps de faire un examen plus approfondi car mon instinct de survie se réveilla tout à coup et, me rappelant que j'avais mon poignard en main, je le plantai à plusieurs reprises dans le dos de mon adversaire géant. La créature hurla de douleur et contenant toujours mes jambes entre ses pattes, me mordit la droite à pleine dents. Une douleur d'une intensité incroyable me parvint alors. Je criai à mon tour et, surmontant ma peine quelques instants, lançai un coup de pied d'une force dont je ne me serai jamais crue capable en plein dans le ventre du loup qui vola plusieurs mètres plus loin.

. Quand elle tenta de se relever - pour prendre la fuite, sans doute - elle était tellement confuse qu'elle trébucha et tomba dans les marécages tout proches. J'étais à bout de souffle et blessée. Je me glissais jusqu'à mon vase qui était miraculeusement resté debout, bu un coup d'eau et entrepris de vérifier l'état de ma jambe. Ca saignait beaucoup trop. Il fallait que je rentre et que je tente de me soigner avant que je ne me vide de tout mon sang.

. Par miracle, je réussis à ramper jusque ma maison, mais à peine eus-je fermé la porte que tout devint noir. Je tombai, inconsciente, sur le sol.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 17:56

Modifié le samedi 26 septembre 2009 06:25

Chapitre 2 : Souvenirs

Chapitre 2 : Souvenirs


. J'entendais le vent qui soufflait dans les branches des arbres qui entouraient ma maison. Je tentai d'ouvrir mes paupières, des couleurs commencèrent à apparaître. Dans un premier temps, tout fut flou, puis, petit à petit, les contours de ma table devinrent nets. Me rendant compte que j'étais allongée sur le sol, je m'assis et remarquai que mon pantalon était déchiré, c'est alors que des images me revinrent à l'esprit.

. Je revis l'énorme créature se jeter sur moi, me mordre mais que j'avais réussi à lui échapper. C'était bizarre, je n'avais pourtant pas mal à la jambe – endroit où, selon mes souvenirs, je m'étais fait mordre. J'en vérifiai l'état. Rien. Il n'y avait rien, pas même l'ombre d'une cicatrice. Avais-je rêvé ? Ca avait pourtant semblé si réel...

. Je me relevai lentement, puis, une fois debout, remarquai une énorme flaque de sang sec à l'endroit exact où je me trouvai quelques instants plus tôt. Ce n'était pas possible ! Si c'était mon sang sur le sol, comment cela se faisait-il qu'il n'y avait aucune trace de plaie ouverte sur ma jambe?

. Soudain, une délicieuse odeur vint titiller mon nez et je me demandai d'où elle pouvait provenir. Oubliant un instant la flaque, je me dirigeai vers la fenêtre, d'où l'odeur devait provenir. Celle-ci était de plus en plus forte au fur et à mesure que je m'en approchai. Cet arôme venait de dehors, une fois devant la fenêtre, je l'ouvris. Je ne remarquai d'abord rien d'anormal, puis baissant la tête, je remarquai un lapin mort couvert de sang.

« Beurk, c'est dégoutant ! » pensai-je.

. Ne trouvant pas la source de cette délicieuse odeur, je refermai la fenêtre et me concentrai à nouveau sur le mystère de la flaque de sang sec. J'eus soudain un très mauvais pressentiment en me rappelant de vieilles histoires que mon père m'avait racontées il y a bien longtemps, quand je n'étais encore qu'une gamine.

« . Méfie-toi de la nuit, me disait-il, c'est à ce moment-là que sorte toutes les créatures les plus étranges et les plus dangereuses. Par exemple, les loups-garous, méfie t'en ! Ils sont très dangereux. Juste à la vue d'une tel bête, tu resterais tétanisée tant elle est imposante et effrayante. C'est un animal féroce qui te déchiquetterait en quelques coups de dents. C'est justement de ça que tu dois te méfier le plus chez un loup-garou, ses dents, car la morsure du loup-garou est la pire des choses qu'il puisse arriver à quelqu'un. Celui qui se fait mordre par cette créature, devient comme elle, se transformant à chaque pleine lune et récupérant, dés que le soleil se lève, son apparence humaine. Il existe néanmoins un antidote à la morsure de loup-garou, mais il est très difficile à trouver et les ingrédients pour le concevoir sont extrêmement rares... »

. Etant petite, je pensais que mon père voulait juste m'effrayer et en grandissant, j'avais donc oublié ces histoires. Mais maintenant, je regrettais de ne jamais avoir voulu en savoir plus. Ne sachant quoi penser, je me dirigeai vers ma chambre. Passant devant mon miroir et, par habitude, tournant la tête vers celui-ci, je remarquai quelque chose d'anormal. Je m'arrêtai net, revint en arrière et me plaçai devant afin de vérifier si ce que je venais de voir à l'instant était bien réel. Je fus stupéfaite et en même tant effrayée en me rendant compte après plusieurs secondes que la fille qui était en face de moi était en fait mon reflet.

- Oh mon Dieu ! m'écriai-je en portant une main à ma bouche, directement imitée par cette fille dont je ne parvenais pas à me convaincre que c'était moi.

. J'avais changé ! Mon visage c'était affiné et les quelques boutons que j'avais auparavant sur le front et le menton avaient disparus. Je remarquai au passage qu'il n'y avait pas que mon visage qui s'était affiné, mon corps aussi. Mon ventre, qui ressortait d'habitude, était parfaitement plat. Mais ce qui attira le plus mon attention, ce furent mes yeux. D'ordinaire bleu-gris, ils étaient à présent aussi noirs que mes cheveux. J'étais plus belle. Enfin, disons plutôt que je n'étais plus aussi laide qu'avant.
. Une minute... Cette « beauté » soudaine; mon odorat soudain surdéveloppé...

« Non, ce n'est pas possible... » pensai-je.

. J'étais devenue un monstre ! Tout se bousculait dans ma tête. C'était impossible ! Mais... cela expliquait tout. Soudain, les paroles de mon père me revinrent à l'esprit : « Il existe néanmoins un antidote à la morsure de loup-garou, mais il est très difficile à trouver et les ingrédients pour le concevoir sont extrêmement rares... »

. Il fallait absolument que je trouve ce fameux antidote, je ne pouvais me résoudre à rester un monstre qui tuerait n'importe quoi ou, pire encore, n'importe qui qui aurait le malheur de croisé mon chemin lors – d'après les histoires de mon père – des soirs de pleine lune. Je me dégoutais moi-même.

. Je préparai immédiatement un sac et mis dedans le strict minimum : un peu de nourriture, quelques vêtements de rechange et une gourde. Et c'est avec la gorge serrée et emplie de mélancolie que je partis. J'avais tant vécu dans cette petite maison...

. D'abord, j'avais vécu heureuse avec mes parents et mon grand frère. Puis, l'année de mes 12 ans, ma mère avait mystérieusement disparu, une nuit, et c'est là que ma vie avait basculée. Mon père, ne se remettant pas de l'absence de ma mère, s'était laissé mourir petit à petit. Ne se nourrissant quasi plus, il partit vers le monde des morts un an plus tard, nous laissant seuls, mon frère et moi. Ensuite, l'année dernière, se fut au tour de Rob - mon frère - de disparaitre mystérieusement. Il était tout se qu'il me restait et se fut très dur pour moi de ne pas suivre le même chemin que mon père.

. Et voilà qu'après ces 17 années passées dans cette vieille maison, je la quittais. Et malgré tout les mauvais souvenirs qu'elle me rappelait, je regrettais de partir. C'était la seule chose qu'il me restait de ma famille à présent disparue ainsi que ce pendentif de rubis aussi rouge que du sang, dont je ne me séparais jamais tant il avait de l'importance à mes yeux, et que j'avais depuis ma naissance.
Mais il fallait que je parte.

. En arrivant près du vieux pont de bois qui surplombait la rivière, je me retournai une dernière fois, pris mon pendentif en forme de goutte dans ma main, le serrai très fort et gravai l'image de cette petite maison de bois dans ma mémoire.

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 10:24

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 14:09

Chapitre 3 : L'étrange garçon

Chapitre 3 : L'étrange garçon


. J'avais marché cinq bonnes heures quand le soleil commença à se coucher. Il fallait absolument que je trouve un endroit où passer la nuit car je savais très bien qu'il n'y avait pas que les loups-garous comme créature dangereuse dans les parages, j'en étais certaine et un combat ne me tentait vraiment pas.D'autant plus que, ne connaissant pas encore tout mes pouvoirs de loup-garou, je n'étais absolument pas sûre de le gagner.

. De plus, j'avais comme l'impression d'un danger imminent, je n'avais encore jamais ressenti cette sensation. Surement un instinct de loup-garou... Je devais rester sur mes gardes, et, bizarrement, même après toutes ces heures de marche, je n'étais pas fatiguée, et tout mes sens étaient à l'affut de la moindre trace de danger.

. Mais soudain, et malgré mon ouïe maintenant surdéveloppée, je ne l'entendis pas arriver avant qu'il ne soit derrière moi, que je ne me rende soudain compte de sa présence et que je me retourne pour découvrir ce garçon. En le voyant, je restai bouche bée. Il était d'une incroyable beauté, encore plus beau que tout ce que j'avais pus imaginé. Il avait de magnifique cheveux blonds, des yeux bruns, un nez parfaitement droit et une magnifique bouche qui me souriait. Mais le plus bizarre, c'est que ce garçon n'avait absolument aucune odeur ! J'étais hypnotisée par ce visage d'ange quand il avança d'un pas.

- Vous allez bien ? On dirait que vous avez vu un fantôme ! dit-il d'une voix mélodieuse et amusée.
- Je... Oui... C'est... C'est juste que vous m'avez surprise... bégayai-je.
- Oh ! Excusez-moi, ce n'était pas mon intention. Mais qu'est ce qu'une adorable jeune fille comme vous fait dans les parages à cette heure ? Ne savez-vous donc pas qu'il n'est pas très prudent de se promener par ici à la tombée de la nuit ?

. Je rougis légèrement, je n'avais pas l'habitude qu'on me complimente – encore moins sur mon physique.

- Je... Je sais, je cherchais justement un endroit où passer la nuit quand... quand je me suis rendu compte de votre présence...
- Et bien quelle coïncidence ! J'habite justement un peu plus loin avec ma mère dans une maison au bord de la rivière, voudriez-vous y loger cette nuit ?
- Je... Je ne voudrais pas vous déranger...
- Mais pas du tout ! Puisque c'est moi qui vous le propose !
- Bon... hem... Et bien d'accord, acceptai-je, finalement.
- J'en suis très heureux ! On ne reçoit pas souvent du monde à la maison. Il faut dire que vivre en forêt à ces inconvénients ! Oh ! Mais quel impoli je fais, j'en oublie les bonnes manières ! Je suis Bobby, enchanté de faire votre connaissance !
- Moi de même. Je m'appelle Elizabeth, mais vous pouvez m'appeler Eli.
- Et bien, Eli, maintenant que les présentations sont faites, nous y allons ? Il commence à faire noir...
- B... Bien sûr, je vous suis.

. Bobby était un jeune absolument charmant, mais quelque chose clochait, et je n'arrivais pas à trouver de quoi il s'agissait. De plus, mon instinct de danger ne s'était pas calmé, c'était presque le contraire. Vraiment bizarre...
Nous quittâmes le sentier et, après quelques minutes, nous arrivâmes à une petite maison. Dés que je la vis, je me figeai.

- Qu'y a-t-il ? Vous vous êtes fait mal ? s'inquiéta immédiatement Bobby.
- Je... Cette maison... Je ne peux pas... bégayai-je en essayant de remettre mes idées en place.

. Cette maison ressemblait comme deux gouttes d'eau à ma maison. Je ne pouvais pas y aller. Rien qu'à la simple vue de cette maisonnette, je regrettai d'avoir quitté la mienne, et cela provoquât en moi une douleur au niveau de mon c½ur, alors qu'est ce que ça allait être si j'entrai dedans ! De toute façon, mes jambes refusaient de bouger. S'inquiétant, Bobby avança d'un pas vers moi, mis sa main sur mon épaule et planta ses yeux dans les miens.

- Ca va ? me demanda-t-il d'un ton anxieux.
- Je... Je suis désolée, mais je vais devoir décliner votre invitation... Je... Je dois partir.
- Quoi ? Alors qu'il fait nuit ? Surement pas ! C'est trop dangereux !
- Je... Je suis vraiment désolée... murmurai-je.
- Mais... commença-t-il.

. Je n'eus pas l'occasion d'entendre la suite car je partis en courant et les larmes me montèrent aux yeux. J'avais à peine rejoint le sentier quand Bobby apparut devant moi.

- Mais comment avez-vous... commençai-je.
- Ce n'est pas très poli de fausser ainsi compagnie à quelqu'un qui vous invite si gentiment à passer la nuit chez lui, m'interrompit-il d'un ton presque offensé. Pour une fois que je trouve quelqu'un d'aussi passionnant dans ces bois, il faut que cette personne s'enfuie.
- Je... Je suis désolée... Mais comment avez-vous su me rattraper si vite ? demandai-je, ahurie.
- Disons que je cours très vite, dit-il sur un ton assuré.
- Ce n'est pas possible. J'aurai dû vous voir me dépasser, et ça n'a pas été le cas...
- Avec les yeux fermés, ça aurait été dur, rétorqua-t-il.

. Là, il avait marqué un point. J'étais sur mes gardes, guettant le moindre de ses gestes... J'étais à présent consciente que le danger dont m'avait prévenue mon instinct, c'était lui, en fait.
Une minute... Comment savait-il que j'avais fermé mes yeux pour retenir mes larmes ? De plus, je ne l'avais même pas entendu, ce qui était vraiment étrange - vu mon ouïe. De plus, ses yeux étaient à présent rouge vif.

- Comment avez-vous fait pour voir que je fermai les yeux ? Une personne normale ne l'aurait pas vu à pareille distance de moi.
- Je suis très attentif.
- Admettons, même si cela me parait fort peu probable, voire pas du tout. Alors dites-moi comment, moi qui suis aussi très attentive, je ne vous aie pas entendu arriver ? De plus, comment expliquez-vous que vos yeux aient changé de couleurs ?

. Je l'avais coincé, et il le savait. Il parut contrarié que j'aie remarqué tant de choses.

- On dirait que tu as une aussi bonne vue que moi. Je savais depuis le début que tu me poserais des problèmes, toi qui n'as aucune odeur, dit-il soudain agressif, mais j'adore les défis.

. Aucune odeur? Il ne pouvait donc pas me sentir non plus. Maintenant j'en étais absolument sûre, il n'était pas humain! Il bougea à peine, et en un instant, se retrouva derrière moi. Je me retournai et m'étonnai de ne pas être effrayée par lui, alors que j'aurai dû être terrorisée. J'étais même assez à l'aise, ce qui n'était pas normal du tout. J'avais comme l'impression - voyant qu'il était devenu agressif et qu'il attendait le bon moment pour bondir - que s'il y aurait un combat, je le gagnerai, ce qui était encore moins normal.

- Qu'est ce que vous êtes ? demandai-je, curieuse.
- C'est étrange, d'habitude, mes victimes partent en courant, à ce moment-ci. Je savais bien que tu étais différente. Tu n'as pas peur de moi ?
- Qu'est ce que vous êtes ? répétai-je.
- Je ne vois aucune raison de te le cacher, puisque tu vas mourir. On m'appelle de plusieurs façons : monstre, démon, être froid, buveur de sang mais le plus communément, on me donne le nom de vampire.

. Avant que je n'eus le temps de réagir sur ce que je venais d'entendre, il se jeta sur moi.

# Posté le mercredi 04 février 2009 12:44

Modifié le samedi 26 septembre 2009 06:58